Vidéo présentant les étapes du projet pédagogique
Vidéo présentant les étapes du projet pédagogique
PRESENTATION DES MAQUETTES (20 mars)
Vidéo présentée lors de la soirée qui relate les différentes étapes du projet pédagogique : http://www.youtube.com/watch?v=sIUFFNB3g_E&feature=youtu.be
Voici le diaporama utilisé lors de cette soirée qui présente chacun des projets : DIAPORAMA








ATELIERS MAQUETTE (janvier à mars)
Première étape de la maquette, la réalisation du plan masse. A l’aide du cadastre, les équipes ont d’abord tracé sur un papier calque à l’échelle le réseau routier puis les différents éléments composant le plan : bâtiments, parcs… Tout cela sous l’œil critique de Julien Garnot, l’urbaniste.


Deuxième étape : la mise en volume. A l’aide de différents matériaux, les équipes ont conçu les différents bâtiments et appliqués différentes textures sur les façades.











ATELIER du mardi 13 décembre : sortie sur le terrain
Lors de cet atelier, l’urbaniste Julien Garnot a guidé les élèves selon un parcours les menant dans différents types d’espaces de la ville d’Epinay-sur-Orge : le quartier pavillonnaire, le parc public, le quartier privé, les surfaces agricoles. Il s’agissait aussi d’avoir une première approche du terrain choisi pour concevoir l’écoquartier.
Il était accompagné de l’architecte Emile Morinière qui n’a pas manqué d’interroger les élèves sur les formes des bâtiments. Les élèves ont ainsi pu ressortir leurs connaissances, appliquées cette fois-ci à un contexte réel.




Voici le site choisi pour concevoir l’écoquartier :

Pour finir cet atelier, chaque équipe s’est présentée. Julien Garnot a ensuite projeté un diaporama présentant son métier et détaillant les enjeux de la ville d’aujourd’hui.

INFO EN PLUS Présentation d’une agence d’architecture/urbanisme : MVRDV
Tout comme certaines agences d’élèves, MVRDV est un acronyme des noms des trois architectes fondateurs : Winy Maas, Jacob van Rijs et Nathalie de Vries. L’agence est hollandaise et a une réputation internationale. Par exemple, elle a participé au concours d’architecture des Halles de Paris.
Voici un exemple d’un de ses projet parmi les plus originaux : cela s’appelle THE CLOUD. C’est une résidence haut de gamme composée de deux tours de 260 mètres et 300 mètres connectées entre-elles par une série de cubes. Ce projet est planifié pour 2015, mais ne verra peut-être jamais le jour car beaucoup ont vu dans ce projet l’explosion des avions dans les twin-towers de New-York, ce qui n’était pas l’intention des architectes…


Autre projet, celui de Skyvillage à Copenhague. La conception est basée sur l’assemblage de “pixel” (ou de cubes) d’une superficie standard de 60 mètres carrés. L’édifice comportera 970 m2 de commerce, 15 800 m2 de bureaux, 3 650 m2 de logements, 2 000 m2 d’hôtel et 13 600 m2 de stationnement en sous-sol. La construction fera appel à 40% de béton recyclé. De plus, la façade de l’immeuble sera utilisée pour produire de l’énergie d’origine renouvelable grâce notamment à l’éolien et au solaire .


INFO EN PLUS Palmarès des écoquartiers français
L’Etat vient de délivrer le palmarès des écoquartiers français. 394 communes ont participé au concours, 24 ont reçu un prix. Sur ces 24 figure un des écoquartiers étudié en classe, celui de l’Île Seguin étudié par l’agence MAQUOM (le détail ici).
Le grand prix est décerné, à égalité, aux écoquartiers de Nancy et de Roubaix.

ATELIER du mardi 29 novembre : comparer des écoquartiers
Mardi 29 novembre, les élèves ont effectué des recherches sur différents éco quartiers, déjà existants ou en construction. En fin de séance, ils nous les ont présentés : bonne nouvelle, les 6 exemples sont gagnants sur les trois enjeux (social, économique et environnemental) !
Une journée où les élèves ont montré beaucoup d’investissement et où l’on a pu constater qu’ils maîtrisaient à présent énormément de notions relatives à notre projet !
Compte-rendu…
- L’agence Q.E.D (Quartier Eco Durable) s’est intéressée à l’éco quartier Bottières Chénaie situé à Nantes.

Enjeu social : mixité sociale (50% de logements sociaux) et générationnelle.
Enjeu économique : construction d’une école et d’une médiathèque, créant ainsi des emplois.
Enjeu environnemental : une coulée verte traverse le quartier (l’idée, c’est que les insectes puissent circuler dans tout le quartier grâce à cette coulée) / lignes de tramway / îlots ouverts où les voitures sont interdites / le quartier est construit sur des anciennes cultures maraîchères, c’est ce que l’on appelle la ville sur la ville, on évite ainsi l’étalement urbain.
- L’agence EcoFutur a travaillé sur le quartier De Bonne à Grenoble.

Ce quartier est construit sur une ancienne base militaire, certains bâtiments sont conservés comme témoins du passé.
Enjeu social : un local à vélos est présent dans chaque bâtiment / on trouve des espaces verts au cœur de tous les îlots / 35% des logements sont des logements sociaux / on trouve un quartier étudiant / les habitants participent au projet de construction de leur quartier.
Enjeu économique : on encourage l’auto-partage (environ une voiture pour dix familles ce qui réduit considérablement les frais des foyers !) / on trouve un hôtel 4 étoiles pour faire venir les touristes.
Enjeu environnemental : les atouts écologiques de ce quartier sont très nombreux : tri des déchets ; ligne de tramway ; filtration des eaux de pluie ; éclairages publics basse consommation / 5 hectares d’espaces verts pour 8 hectares au total / bâtiments basse consommation d’énergie / climatisation naturelle dans les commerces (des tuyaux vont puiser l’eau directement dans les nappes phréatiques où la température est plus fraîche).
- L’agence Wasaï nous a présenté le quartier de Clichy-Batignolles situé à Paris.

Ce quartier est construit sur une friche industrielle où l’on réparait les trains (d’où toutes les voies de chemins de fer). Afin de relier ce quartier au reste de Paris, des passerelles et des ponts sont prévus.
Enjeu social : toutes les générations et les catégories sociales peuvent y habiter, avec 50% de logements sociaux. Le ramassage et le tri des déchets se font par voie souterraine afin d’éviter les nuisances sonores.
Enjeu économique : les bureaux et commerces produisent eux-mêmes leur énergie / le développement des transports en commun permet aux familles de faire des économies de carburant.
Enjeu environnemental : récupération des eaux de pluie / aménagement d’un espace vert de 10 hectares avec introduction d’animaux / construction de pistes cyclables / transports en commun / isolation thermique et panneaux solaires.
- L’agence Maquom a travaillé sur le quartier de L’ile Seguin-Boulogne-Billancourt, aux portes de Paris.

Auparavant, l’Ile Seguin était une friche industrielle accueillant les usines Renault. Contrairement au quartier De Bonne à Grenoble, aucun bâtiment n’a été conservé.
Enjeu social : le quartier est desservi par une ligne de tramway et 9 lignes de métro / le pique-nique est autorisé dans le quartier / un tiers de logements sociaux dans des îlots ouverts.
Enjeu économique : on trouve beaucoup d’entreprises implantées dans ce quartier.
Enjeu environnemental : 60% des énergies utilisées sont renouvelables (panneaux solaires, système de distribution de chaleur, éoliennes urbaines-beaucoup plus petites que les éoliennes que l’on voit habituellement) / véritable travail sur les nuisances sonores / circulation automobile limitée / amélioration du patrimoine végétal (on utilise le végétal existant, au-lieu de couper des arbres, on va tout faire pour les préserver)
- L’agence D.V.M.T.E.S nous a fait découvrir le quartier des Capucins à Angers, un quartier de 104 hectares.

Enjeu social : 60 à 65% des logements sont collectifs et le tramway est desservi par le tramway et le bus. Il y a eu une véritable réflexion sur les aménagements pour personnes handicapées et âgées.
Enjeu économique : la présence d’entreprises et de commerces favorise la création d’emplois.
Enjeu environnemental : les constructions sont en bois, la réflexion sur les transports vise à diminuer les gaz à effet de serre, on trouve beaucoup d’espaces verts et notamment trois coulée vertes.
- L’agence Archspi nous a présenté le quartier Vauban à Fribourg, un éco quartier qui date déjà de quelques années, l’Allemagne ayant réfléchi déjà depuis longtemps à l’aménagement de tels espaces.

Enjeu social : les familles sont aisées dans l’ensemble, et ce quartier ne profite pas aux classes populaires. Il est sécurisé pour les enfants ce qui a pour conséquence étonnante que la quartier Vauban a le taux de fécondité le plus élevé d’Europe !
Enjeu économique : de nombreux commerces et marchés créent des emplois / le surplus d’énergie photovoltaïque produite par les foyers est revendue et apporte en moyenne 4000 euros annuels à chaque famille.
Enjeu environnemental : on trouve des zones avec voitures et d’autres sans / beaucoup d’espaces verts et de toitures végétalisées / compostage et recyclage / la vitesse est limitée à 30 km/h / 65% de l’énergie est solaire / l’eau de pluie est récupérée et utilisée pour les chasses d’eau des bâtiments publics et l’arrosage (en France, la législation ne l’autorise pas).
INFO EN PLUS Présentation d’un architecte original (épisode 2)
Autant ingénieur qu’artiste, l’architecte Vincent Callebaut travaille à une architecture adaptée aux grands défis imposés par le développement spectaculaire des villes et le réchauffement climatique.
Voici quelques exemples de ses extraordinaires projets.
D’abord Dragonfly, conçu comme une solution à la rareté des surfaces agricoles dans les grandes métropoles. Il s’agit d’une sorte de ferme verticale, pour caser des cultures à New-York. Chaque étage est conçu pour abriter des élevages, des cultures potagères et même des vergers.


Autre projet, une cité flottante appelée Lilypad pour abriter les futurs réfugiés climatiques, c’est-à-dire les habitants des îles amenées à disparaître en raison de la montée du niveau des océans. Cette île artificielle peut accueillir 50 000 habitants et se déplace au gré des courants.

INFO EN PLUS Présentation d’un architecte original (épisode 1)
Ken Yeang est un architecte malaisien connu pour ses projets de gratte-ciel à l’architecture végétale. Par son travail, il souhaite prouver que les bâtiments de grande hauteur peuvent être respectueux de l’environnement. Toutefois, il est critiqué car si ses projets ont l’allure de bâtiments écologiques, les matériaux utilisés (le béton en l’occurrence) nécessitent une énergie grise très importante (voir le document distribué lors de l’atelier sur les matériaux).
Voici certains de ses projets (aucun n’a vu le jour) :



SORTIE DE TERRAIN à Evry (mardi 15 novembre)
Lors de cette deuxième sortie, les élèves ont visité le matin le Quartier des Pyramides en compagnie d’un pionnier du quartier, M Jean-Pierre Grall. L’occasion était de montrer comment différents spécialistes (architectes, sociologues, urbanistes, coloristes, artistes…) ont travaillé ensemble pour concevoir un quartier composé de différents tableaux paysagers évoquant les éléments de la nature (la terre, l’eau…).


L’après-midi, nous sommes allés à la Maison départementale de l’habitat où l’architecte Emile Morinière et l’ingénieur Quentin Hoffer ont animé un atelier sur les propriétés écologiques de différents matériaux. Ils ont pu à cette occasion découvrir la matériauthèque.



Photo prise sur le point culminant d’Evry, en compagnie de M Grall
Les BLOGS des équipes
La classe a été divisée en 6 équipes, ou plutôt en 6 agences d’urbanisme qui auront comme objectif de réaliser la maquette d’un écoquartier.
Voici les agences (en cliquant sur le nom, on est dirigé vers leur blog) :
- Wasaï (Othélie, Lisa, Vincent, Guillaume, Louis)
- Maquom (Orlane, Quentin B., Antoine, Maxence, Mathilde)
- Arch Spi (Paul-Eric, Marion, Clara, Lucas, Maxime)
- D.V.M.T.E.S (Emma, Thibaut, Denilson, Maëva, Valentin)
- Quartier éco durable (Quentin T., Alexina, Nathan, Camilla)
- Ecofutur (Gabriel, Aurélien, Joseph, Alice, Elmie)
SORTIE DE TERRAIN à Paris (vendredi 21 octobre)
C’est la première sortie du projet.

Le matin nous sommes allés visiter la galerie d’architecture moderne et contemporaine de la Cité de l’architecture et du patrimoine. Le but était d’en apprendre un peu plus sur l’histoire de l’architecture à travers des maquettes de bâtiments emblématiques : le Crystal Palace, la Cité radieuse du Corbusier (avec la visite à d’un appartement à l’échelle 1), le centre Jean-Marie Tjibaou de Nouméa, les immeubles haussmanniens…

Ensuite, nous avons pris le Batobus en direction de la ZAC Rive Gauche, un nouveau quartier à l’Est de Paris. Après une rapide présentation du quartier dans le centre de documentation, devant la maquette du quartier, la classe a été divisée en deux groupes. Chacun des groupes est ensuite parti en balade à travers le quartier. Chaque élève était muni d’un plan où il devait inscrire la fonction de chacun des lieux composant le quartier : bureaux, logements, espaces publics, espaces verts.


Au cours de cette balade, les élèves ont été amenés à observer l’architecture contemporaine mais aussi l’urbanisme du quartier. Ils avaient aussi pour consigne de photographier les façades des bâtiments dont les photos serviront par la suite à la réalisation de la maquette.













Photo prise sur le Trocadéro, à côté de la Cité de l’architecture
COURS Connaître les notions de développement durable et de ville durable (septembre-octobre)
A l’occasion du chapitre de géographie sur “la question du développement durable”, les élèves ont travaillé sur l’étude de cas de la métropole parisienne et de la problématique de l’étalement urbain en analysant les enjeux économiques, sociaux et environnementaux de cet étalement pour en conclure qu’il s’agissait d’un développement urbain non durable.
Ils ont ensuite travaillé sur les solutions passées et actuelles visant à ralentir l’étalement, soit les villes nouvelles (avec le cas d’Evry) et les écoquartiers construits sur d’anciennes friches industrielles (avec le cas de Clause Bois Badeau à Brétigny sur Orge).
Enfin, ils ont visionné un petit film d’animation québécois, Saga Cité, qui vise à montrer le caractère non durable du développement urbain actuel et les solutions à mettre en œuvre pour rendre la ville durable.

PRESENTATION DU PROJET PEDAGOGIQUE
Le projet “un quartier durable à Epinay” est un projet pédagogique, aussi appelé classe à PAC (projet artistique et culturel), initié par des professeurs du collège André Maurois d’Epinay sur Orge : Savéria Canniccioni (arts-plastiques), Hélène Duval (documentation) et Matthieu Remblière (histoire-géographie).
Via différents ateliers animés par un architecte (Emile Morinière), un urbaniste (Julien Garnot) et un ingénieur construction (Quentin Hoffer), les élèves sont amenés à produire en équipe une maquette d’écoquartier, inscrite sur le territoire de la commune du collège.
Ce projet est le fruit d’un partenariat entre la Délégation académique à l’action culturelle et le Conseil Général de L’Essonne, via la Maison Départementale de l’Habitat d’Evry.
